Le desastre ecologique de l’elevage

S’il ne fallait faire qu’un geste pour réduire notre impact sur la planète, ce serait à n’en pas douter d’arrêter de consommer de la viande. Les impacts liés à la production de viande sont gigantesques. L’élevage peut ainsi être considéré comme un véritable désastre écologique, en particulier si l’on prend en compte la filière dans sa globalité… dégradation des terres, émission de gaz à effet de serre (GES), pollution des eaux, perte de la biodiversité etc. Explications sur cette catastrophe dont nous n’avons pas tous (encore) conscience.

L’elevage detruit nos forets et leur biodiversite et souille nos sols

Pour élever il faut de l’espace, et comme nos chères bêtes n’aiment pas trop la forêt, il est souvent nécessaire de faire place nette. Si l’on ajoute à cela qu’elles sont gourmandes et que 1/3 de nos terres arables sont utilisées pour les nourrir (production fourragère) alors la facture est très salée… Les brésiliens constatent ainsi amèrement (et nous avec eux) que l’élevage bovin est responsable de 80% de la déforestation de la forêt amazonienne soit 14% de la déforestation annuelle de la planète (source : Greenpeace 2009).

Les forêts sont donc détruites mais ce n’est pas tout, car une fois installées nos amis les bêtes polluent. Les sols sont compactés car piétinés par le bétail ce qui leur empêche de respirer et provoque de l’érosion rendant ces terres impropres à de futures cultures avant un certain temps.

Enfin, la transformation d’habitats naturels en vastes prairies ou champs pour les cultures fourragère s’accompagne naturellement d’une perte de biodiversité. D’après la FAO (Food & Agriculture Organization of the United Nations) qui cite la WWF les animaux de ferme sont ainsi identifiés comme une menace dans la plupart des « écoregions » terrestre (régions à forte biodiversité).

L’elevage consomme beaucoup d’eau….et la pollue

Pour élever nos animaux nous avons besoin d’espace donc et de nourriture mais aussi d’eau. Une ressource qui se fait de plus en rare selon l’ONU et le Conseil Mondial de l’eau. A tel point que 40% de la population mondiale devra faire face à une pénurie d’eau d’ici 2030…

Dans un tel contexte, comment cautionner le fait que l’élevage accapare une grande partie de cette ressource si précieuse ? Aux Etats-Unis, on estime que 80% de la consommation d’eau sert à l’élevage des animaux ! La FAO évoque de son côté le chiffre de 8% de la consommation d’eau humaine à l’échelle mondiale du fait principalement de l’irrigation des cultures fourragères. Je précise toutefois que l’élevage en question n’est pas uniquement dédié à la production de viande, l’industrie laitière représente une portion importante.

Le graphique suivant vous permet de mesurer et de comparer les quantités d’eau nécessaire pour produire nos aliments. Il faut ainsi 22 fois plus d’eau pour produire un kg de bœuf par rapport à un kg de pommes…

Imaginez donc votre « facture planétaire » si vous êtes un carnassier en comparaison d’un végétalien* ? Le delta est saisissant.

Et je ne vais pas m’arrêter là car en plus de consommer beaucoup d’eau, l’élevage pollue…et pas qu’un peu. Ainsi la FAO nous informe qu’il s’agit de la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau : déchets animaux, antibiotiques, hormones, produits chimiques des tanneries, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères…

Les excréments et l’utilisation d’engrais pour les cultures qui nourrissent ces bêtes provoque ainsi l’accumulation de nitrates et de phosphore dans les cours d’eau ce qui génère diverses problématiques : prolifération des algues vertes (source : Le Point), disparition d’espèces aquatiques (source : bretagne-environnement) etc.

Ces mêmes excréments sont aussi à l’origine du rejet de grandes quantités d’ammoniac à l’état gazeux ce qui provoque ensuite les fameuses pluies acides qui détruisent les milieux forestier notamment (sources : INRA, Commission européenne, sciencepasteur.pbworks).

consommation viande pluies acides consommation viande pluies acides

L’elevage emet plus de CO2 que les transports

L’élevage détruit les forêts, gaspille l’eau et la pollue et…. est aussi un des premiers émetteurs de GES ! Les rapports de la FAO sont éloquents. Avec près de 15% des émissions de GES, l’élevage devance les transports (source : Livestock’s long shadow, FAO 2006 & Tackling climate change through livestock, FAO 2013) !

Les émissions sont réparties comme suit :

consommation viande GES repartition

Encore une fois le bœuf fait figure de mauvais élève en la matière et produit ainsi 4 fois plus de GES que le poulet… (source : GIEC):

consommation viande type

Un carnassier aura beau rouler en vélo… il aura mal à avoir un impact environnemental faible visiblement…

GES, déforestation, pollution des sols, gaspillage et pollution de l’eau, perte de la biodiversité…. L’élevage et ses complices (producteurs & consommateurs) présentent en effet un casier judiciaire bien lourd…

Plus d’infos…

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